Vous vous dîtes à la lecture du titre de ce billet elle est tombée sur la tête Bergeou...pas du tout je découvre les joies de la boulange au levain naturel depuis que ma copine Audrey m'a donnée un bébé de son levain Manolo (oui elle est dingue de chaussures la miss alors Requia qui aime beaucoup les chaussures aussi en tant que marraine l'a baptisée Manolo oui comme Manolo Blahnik c'est bien ça..vous suivez c'est bien). Et en tant que digne fille de Manolo, mon levain ne pouvait s'appeler que Mihara (oui comme Chie Mihara)...

Quand j'ai expliqué à mon mari ce qu'était un levain naturel et comment il fallait s'en occuper il m'a répondu "c'est un tamagochi ton truc en fait ..." alors j'ai répondu "ok chéri c'est un tamagochi si tu veux sauf que lui il fait du pain..." il m'a paru un peu sceptique, c'est vrai qu'après l'enthousiasme débordant et la frénésie de pain faits après l'acquisition de ma machine à pain s'est pas mal émoussé ces derniers temps et il était rare qu'un pain fait maison soit à notre table, surtout que j'en ai toutes les semaines dans mon panier de l'AMAP.

Mais quand il a vu à quoi ressemblait mon premier pain au levain naturel et surtout quand il l'a goûté il s'est moins moqué...ok il arrive toujours pas à se rappeler du nom de mon levain et il plaisante encore à propos de mon tamagochi mais il reconnaît que mon pain et mes gâteaux sont délicieux.

Donc un jour, lors d'un chouette déjeuner de filles Audrey m'a donné un petit pot contenant Mihara.

Pour lui redonner courage et force j'ai suivi les instructions de Flo ici, je l'ai bien nourri pendant 2 jours et j'ai fait mon premier pain en suivant sa méthode décrite ici qui convient parfaitement aux working mum, aux mamans débordées par des princesse difficiles...qui me convient parfaitement en tout cas.

Dans le bol de mon robot Kitchenaid muni du crochet pétrisseur je verse :

  • 200g de levain naturel 100%
  • 440g d’eau du robinet froide
  • 120g de farine de seigle complet bio
  • 120g de farine de blé T110 bio
  • 360g de farine de blé blanche T65 bio
  • 12 g de sel
  • 50 g de graines mélangées (Millet décortiqué, lin brun, sésame blond complet, tournesol, pavot)

Pétrir le tout au robot pendant 7 minutes (PAS PLUS ! sinon, la pâte chauffe, le réseau de gluten est comme broyé et adieu les belles alvéoles… Surtout si vous avez pétri en MAP c'est Flo qui le dit et Flo c'est la prêtresse du pain au levain alors faut l'écouter, moi je mets ma minuterie en route en tout cas)

Versez la pâte dans un bol en plastique qui fait au moins deux fois la taille du pâton.
Recouvrez d’un torchon propre.
Moi je fais ça le soir avant de dîner et je reviens après le film avant d'aller me coucher.
Il faut revenir au bout d'une à trois heures.
Étirez et pliez la pâte une ou deux fois lors de ce retour, je me sers d'une corne à pain parce-que ça colle drôlement, je soulève la pâte et je replie deux fois.
Recouvrez du torchon.
Abandonnez votre pâte à pain pendant 8 à 10 heures (la nuit chez moi) sur le plan de travail de ma cuisine.

Quand vous revenez, huilez légèrement une cocotte (pour moi une trois litres en fonte achetée chez Ikéa mais je vais pas tarder à en acheter une en pyrex pour voir mon pain cuire et lever dans mon four).

Verser la pâte sur le plan de travail un peu fariné.
Ajoutez un peu de farine supplémentaire sur le plan de travail pour en saupoudrer la pâte ou vos mains au besoin par la suite.
Mains farinées, étirez et pliez la pâte deux ou trois fois jusqu’à ce qu’elle forme une boule (ou un ovale ou peu importe la forme que vous voulez) qui semble avoir assez de tenue, je m'aide un peu de ma corne au début quand ça colle encore beaucoup.
Placez la pâte façonnée dans le fond de la cocotte.
Incisez joliment le dessus du pain.

Fermez le couvercle de la cocotte.

Enfourner dans le four froid.
Allumer le four à 240°C chaleur tournante pendant une heure.

Sortez la cocotte du four, ouvre le cocotte et là j'avoue j'en ai eu les larmes aux yeux, il était magnifique, pour une première fois c'était trop beau mais en suivant les conseils de Flo, pas de risques de se tromper.

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Il faut le laisser bien refroidir et ensuite croquer dedans à pleine bouche et savourer ce goût si caractéristique du levain, un peu acide mais terriblement gourmand, une mie très alvéolée, une croûte bien craquante.

Un pur délice !!!

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